La situation actuelle semble pesante pour beaucoup d’investisseurs. Après la multiplication des frappes sur les premiers jours du conflit, le conflit s’enlise désormais.
Les tensions autour du déploiement potentiel de troupes US sur l’île de Kharg et les récents bombardements sur les infrastructures énergétiques apportent de la volatilité sur les marchés ainsi qu’un degré d’incertitude supplémentaire sur le dénouement du conflit.
Malgré ce contexte, alors que la majorité des actions boursières et indices sont en baisse, que l’or enregistre l’une de ses plus fortes baisses, certains actifs numériques restent particulièrement résilients.
Néanmoins, de nombreux actifs restent en danger et évoluent dans des configurations complexes. Une reprise acheteuse doit-elle survenir durant le mois d’avril ? Faisons le point sur la situation actuelle et voyons les niveaux à surveiller activement.
La capitalisation totale du marché continue d’évoluer sous une résistance
La capitalisation totale du marché (TOTAL1) oscille actuellement autour des 2 400 milliards de dollars. Une stabilité en demi-teinte puisque le cours se retrouve désormais bloqué sous une résistance.

Le graphique H4, incluant l’évolution du cours depuis le début du mois de février, illustre très bien la tendance actuelle. Cela fait plusieurs semaines que le marché peine à franchir le pivot à 2 400 milliards de dollars, en confluence avec l’EMA 200 en ce moment même.
Pour un changement de tendance favorable aux acheteurs, une cassure à la hausse doit prendre forme. Tant que le marché ne parviendra pas à s’affranchir de ce seuil, les objectifs à 2 600 et 2 900 milliards resteront éloignés.
Avec l’institutionnalisation progressive de la DeFi, la force de bitcoin et la croissance des stablecoins, cela explique en grande partie le maintien du cours sur les niveaux actuels, même si les altcoins sont en difficulté.
Bitcoin reste solide face au déclin de l’or sur les marchés
Le Bitcoin (BTC) confirme cette semaine sa solidité face aux épisodes de crise à l’échelle mondiale. Après quelques fluctuations sur les premiers jours des bombardements en Iran, bitcoin évolue depuis quelques jours autour des 70 000 dollars.
Le changement le plus spectaculaire concerne toutefois sa corrélation avec l’or. Alors que le métal jaune est le refuge ultime depuis plusieurs mois, il subit actuellement une baisse majeure. En passant des 5 400 dollars l’once à moins de 4 400 dollars, c’est une baisse de 18 % qui a eu lieu.

Les niveaux évoqués la semaine dernière n’ont pas changé. Pour que les acheteurs reprennent la main sur le cours, bitcoin devra franchir la résistance actuelle et prendre la direction des 85 000 dollars.
Évoluant sur l’EMA 200 à l’échelle hebdomadaire, c’est le moment idéal pour une reprise en force du cours. Sans rebond, une latéralisation entre les 70 000 dollars et les 60 000 dollars doit être envisagée. Une situation complexe qui pourrait mettre en échec une reprise du reste du marché sur les prochaines semaines.
Chainlink (LINK) : un altcoin indispensable à long terme pour l’écosystème
Dans l’ombre des géants, Chainlink (LINK) s’est réellement imposé comme la couche d’interopérabilité on-chain.
Pourtant, le cours est en difficulté, faute d’une offre en circulation bien trop conséquente. Oscillant à 9 dollars, sa capitalisation actuelle en FDV dépasse les 9 milliards de dollars.

Le graphique du cours représente très bien la situation dans laquelle LINK se trouve actuellement. Depuis 2024, l’actif s’est retrouvé à de nombreuses reprises, et encore à ce jour, dans la borne basse de son range hebdomadaire.
Évoluant sous le pivot à 16 dollars et mis en échec sur ses moyennes mobiles, les temps sont compliqués. Pourtant, le projet n’a jamais été intégré dans autant d’écosystèmes TradFi, et multiplie son implication sur différents services et protocoles.

Mais comme toujours, la valeur fondamentale d’un projet ne présage jamais la dynamique de son actif. Alors que des projets avec de réels revenus explosent, comme pour HYPE, les cas d’usages du LINK restent très limités pour la communauté, ce qui explique une dynamique totalement contradictoire aux partenariats qui sont menés.
Concrètement, sur le mois d’avril, l’heure semble être au maintien du marché sur les niveaux actuels, sans perspective d’un rebond sur les prochaines semaines.
Pour qu’un tel scénario puisse se produire, cela devra passer par des avancées sur le plan géopolitique, la mise en place de négociations entre les USA, Israël et l’Iran, et un apaisement durable du conflit pour ramener les prix des matières premières vers des niveaux de prix inférieurs.