Ce mardi 21 avril, les marchés jouent avec les nerfs des investisseurs. Avec un début de semaine dans le vert, amorcé en ce sens depuis plusieurs jours, l’actualité reste néanmoins en demi-teinte.
HSBC met activement les pieds dans l’industrie avec la mise en place d’un service de dépôt tokenisé. Dans le même temps, la capitalisation des stablecoins atteint désormais les 320 milliards de dollars. Un record qui marque un marché solide et résistant aux tensions géopolitiques, tout en attirant la liquidité des institutionnels.
Pendant que la FED joue avec les nerfs des marchés sur une possible baisse des taux en juin, la liquidité globale (M2) recommence discrètement à augmenter à l’échelle mondiale. Historiquement, le Bitcoin est une éponge à liquidité : il est le premier à réagir quand les banques centrales relâchent la pression.
Malgré le conflit qui n’est pas résolu au Moyen-Orient, les marchés semblent anticiper une résolution des tensions politiques.
Capitalisation totale : le calme avant la tempête ?
Actuellement, la capitalisation globale du marché crypto stagne autour des 2 650 milliards de dollars.
Concrètement, cela fait plusieurs mois que nous sommes sur une phase de consolidation horizontale qui dure. En construisant une zone où les acheteurs accumulent et se positionnent progressivement sur le marché, cela change la donne à long terme.

Ce qui est intéressant à noter, c’est que malgré les secousses, on ne voit pas de capitulation massive. Le plancher des 2 500 milliards tient bon depuis plusieurs semaines, alors que même l’Or a connu une chute historique.
Cela s’explique par une demande structurelle sur le long terme, ancrée par des fonds institutionnels et des trésoreries d’entreprises qui saisissent que la crypto n’est plus une option, mais une classe d’actifs à part entière qu’il n’est pas possible d’éviter.
Notons néanmoins qu’en dépit du rebond, on se retrouve dans un creux de marché : le désintérêt est au plus bas, les hacks se multiplient (dernier exemple en date avec le rsETH de KelpDAO), la liquidité entrante est inexistante et la volatilité chute progressivement. Mais de tels moments sont généralement les débuts d’un changement de structure à long terme.
Bitcoin : le trou noir de la liquidité mondiale
Le Bitcoin affiche une dominance de 59 %. Tel qu’évoqué à plusieurs reprises, en période d’incertitude, tout le monde revient à la base. Bitcoin est devenu l’ancre de sécurité.
Le véritable moteur, ce sont les flux des ETF. Si on regarde les chiffres de la semaine passée, BlackRock et Fidelity continuent d’absorber en moyenne 4 500 BTC par jour, avec un retour constant dans le vert depuis peu de temps.

Face au dollar, le BTC oscille autour 75 000 dollars et se rapproche progressivement de résistances clés.

L’enjeu est simple : transformer ce niveau (borne haute du range) en support psychologique. Si on clôture la semaine au-dessus, le chemin vers les six chiffres n’aura plus d’obstacle technique majeur.
Nous pouvons noter qu’un rebond est en cours sur la zone des 65 000 dollars, en confluence avec l’EMA200, ce qui pourrait en faire un support à long terme.
Si bitcoin retourne au-delà de son EMA13 sur l’échelle hebdomadaire, l’accélération haussière pourrait survenir plus rapidement que prévu.
Ethereum : une forte compression du cours, l’explosion est imminente ?
Graphiquement, la situation est très intéressante. La paire ETH/BTC touche un support historique qui, par le passé, a toujours déclenché des rallyes monumentaux.

Jamais ETH n’a été aussi bon marché face à BTC, en se retrouvant sur les mêmes niveaux qu’en 2017. Alors, est-ce le moment pour décoller ?
Alors oui, Ethereum semble lent par rapport à Bitcoin, mais le réseau n’a jamais été aussi sain. Les projets autour des RWA se multiplient, les stable coins marquent une croissance stable, et la Fondation Ethereum s’est recentrée sur le Layer 1 pour accroître la scalabilité et conserver le meilleur degré de privacy.
Le graphique d’ETH face au dollar confirme que la sortie de range était une déviation (point évoqué récemment lors de notre dernière analyse de la crypto). En retournant à plus de 2 150 dollars, rien n’est joué, au contraire. Ethereum reste sous-évalué par rapport à ses fondamentaux.

Mais alors, pourquoi pourrait-il aller chercher de nouveaux sommets historiques (ATH) dès ce trimestre ?
- L’effet de rattrapage : Historiquement, une fois que le Bitcoin a fini sa poussée, les profits tournent vers l’ETH.
- La rareté : Une offre croissance d’ETH est bloquée dans les contrats de staking, réduisant mécaniquement l’offre disponible.
- L’utilité : Ethereum reste la couche de règlement préférée des institutions pour la tokenisation.
En résumé, si vous cherchez le prochain gros mouvement, c’est sans doute du côté d’Ethereum qu’il faut regarder. Le risque n’est pas que le prix chute, mais de ne pas être positionné quand le ratio ETH/BTC va enfin pivoter, et profiter indirectement aux altcoins.